Neuf communes namuroises (Andenne, Assesse, Éghezée, Fernelmont, Floreffe, Gesves, Jemeppe-sur-Sambre, La Bruyère et Profondeville) se sont engagées en décembre 2016 en faveur du climat et de l’énergie en signant la « Convention des maires ».

Par cette convention, elles s’engagent à réduire leur consommation de CO2 de 40% pour 2030 et à adopter une approche intégrée visant à atténuer le changement climatique et à s’y adapter.

C’est en 2008 que la Commission européenne lance la Convention des maires afin d’encourager les communes d’Europe (et leurs citoyens) à s’engager, sur base volontaire, dans les objectifs fixés par le « Paquet Européen ». Alors que cette convention compte aujourd’hui plus de 7.000 autorités locales ou régionales signataires, dont faisaient déjà partie Namur, Gembloux, Sambreville et Viroinval, le BEP (Bureau économique de la Province de Namur) est devenu le coordinateur territorial en tant que structure supra-locale.

A la suite du lancement de la campagne POLLEC 2 (POLitique Locale Energie Climat, dont la première date de 2012) lancée par la Wallonie, le BEP a invité les neufs communes à se regrouper pour parvenir à un plan d’action commun à l’échelle d’un territoire plus vaste. Dans ce cadre, un subside de 27.000 euros a été octroyé au BEP pour assurer le rôle d’ensemblier en proposant une assistante technique et stratégique pour notamment: rassembler les acteurs communaux du secteur, collecter des données ou encore dresser la carte d’identité du territoire namurois. « L’objectif est de mettre en œuvre deux ou trois actions pertinentes sur l’ensemble du territoire, sachant que chaque commune peut, individuellement, mener des initiatives sur son sol ».

Les communes signataires s’engagent à mettre en place une politique en faveur de l’énergie durable, à établir le plan d’action dans les deux ans de la signature de l’acte d’adhésion ainsi qu’à contrôler tous les deux ans les résultats et vérifier que les objectifs fixés ont été atteints. À terme, l’objectif est d’arriver à développer un plan d’action sur l’ensemble du territoire de la Province de Namur, rassemblant ainsi les 38 communes.

Un des plus gros coûts de la consommation communale sont les serveurs et la ventilation. La Région Wallonne accorde des subsides (50%) à l’automatisation des consommations. Les premiers travaux peuvent être réalisés sur base financière du gain d’énergie en 4 ans, 25% qui peuvent être utilisés pour l’étape suivante des travaux énergétiques. FuturProofedCities est un accompagnateur de sociétés auxquelles ils s’adressent. C’est une plateforme informatique qui permet de piloter un plan d’action au niveau du territoire communal, et pas uniquement des bâtiments communaux.

La Bruyère s’y est engagée à la fin 2016 . Mais sous l’ancienne majorité, elle n’avait pas été appliquée. La nouvelle s’y atèle enfin .

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